Commissaire aux langues officielles - Notes biographiques

photo de Ghislaine Saikaley

Ghislaine Saikaley a été nommée commissaire aux langues officielles par intérim par le gouverneur en conseil.

Ghislaine Saikaley a 31 années d’expérience dans la fonction publique fédérale, dont 16 à titre de cadre supérieure. Elle détient une expérience vaste et variée en matière de gestion supérieure au sein de tribunaux administratifs et de commissions, où elle a notamment exercé des fonctions de conseil et de soutien auprès de cadres supérieurs. Elle possède une longue et excellente expérience opérationnelle, tant à l’échelle régionale que nationale, où elle a bâti de nombreux partenariats avec des groupes communautaires et para juridiques. Elle a une grande connaissance des enjeux liés au domaine judiciaire et correctionnel, ainsi qu’aux domaines de l’immigration et des langues officielles. Dans le cadre de sa formation et des fonctions qu’elle a exercées dans différentes organisations, elle a développé une expertise en matière d’enquêtes, de vérifications, de résolution de conflits et de dotation basée sur les compétences. Elle travaille présentement à obtenir un certificat en gestion allégée (Lean Management).

Bachelière en criminologie, Mme Saikaley a entrepris sa carrière au Service Correctionnel du Canada en 1985, où, pendant plus de 14 ans, elle a occupé divers postes, dont plusieurs en gestion, dans la région du Québec et à l'administration centrale à Ottawa.

En 1999, forte de son expérience dans le domaine de l’élaboration de politiques portant sur la remise en liberté sous conditions, elle se joint à la Commission nationale des libérations conditionnelles à titre de directrice des enquêtes, Vérifications, Clémence et Réhabilitation. De 2000 à 2003, elle a été directrice des opérations à la Direction générale des recours de la Commission de la fonction publique du Canada.

En 2003, elle se joint à la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) en tant que directrice générale de la Section de l'immigration, l'un des trois tribunaux qui composent la CISR. Elle a également assumé le rôle de championne des langues officielles pour cette organisation, de 2003 à 2008.

Mme Saikaley s’est jointe au Commissariat aux langues officielles en juillet 2008 en tant que commissaire adjointe à la Direction générale de l’assurance de la conformité. Pendant huit ans, elle a dirigé le programme d’enquêtes, de vérifications et de mesure du rendement en vertu des dispositions de la Loi sur les langues officielles. En décembre 2016, elle a été nommée commissaire aux langues officielles par intérim par le gouverneur en conseil.

Un coup d’œil à nos anciens commissaires aux langues officielles du Canada

Dans la foulée des recommandations de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, le Parlement du Canada adopte en juillet 1969 la première loi sur les langues officielles. La Loi sur les langues officielles crée le poste de commissaire dont la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme définissait déjà le double rôle comme étant celui de « [p]rotecteur du public canadien et critique des autorités fédérales en matière de langues officielles »Note de bas de page 1.


2006-2016

Le commissaire aux langues officielles ayant été en poste le plus longtemps a été nommé en octobre 2006 et a quitté ses fonctions en décembre 2016.

photo de Graham Fraser

Graham a traité d'importants dossiers linguistiques, comme les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver, les célébrations entourant le 40e anniversaire de la Loi sur les langues officielles, la création du Prix d'excellence – Promotion de la dualité linguistique et le dépôt d'un rapport spécial au Parlement concernant Air Canada.

Il a participé à de nombreuses causes devant les tribunaux et a comparu devant la Cour suprême du Canada comme coappellant dans l'affaire DesRochers, dans le cadre de laquelle la Cour a interprété la partie IV de la Loi sur les langues officielles de façon élargie et a reconnu le droit du public de recevoir un service de qualité égale dans les deux langues officielles.

« La dualité linguistique sont deux valeurs canadiennes fondamentales qui se complètent. (…) L’ouverture et l’esprit de conciliation du Canada, tous deux issus de l’évolution de ses deux principaux groupes linguistiques, ont contribué à encourager l’immigration et la diversité au sein de sa population. L’existence de deux langues officielles au Canada aide à mettre en relief ces valeurs.Note de bas de page 2»

Graham Fraser, commissaire aux langues officielles
2006-2016


1999-2006

La commissaire Dyane Adam : Un renouveau fondé sur les communautés, la dualité et la diversité

photo de Dyane Adam

Dyane Adam, une Franco-Ontarienne, devient la cinquième commissaire aux langues officielles du Canada le 1er août 1999. La commissaire Adam accorde une grande attention à l’évolution de la composition linguistique du Canada. Voyant que le pays devient de plus en plus cosmopolite et multilingue (près de 20 % de la population étant d’une origine autre que britannique ou française), elle estime que cette réalité doit transformer notre vision de la dualité linguistique. Au cours de son mandat, le gouvernement a annoncé son Plan d’action pour les langues officielles (2003-2008) alors que la Loi sur les langues officielles a été modifiée en 2005.

« Dualité et diversité sont loin d’être des notions contradictoires. En fait, notre tradition dualiste a été l’assise de notre société, cette dernière étant particulièrement ouverte à la diversité. De son côté, la diversité peut et doit contribuer à la dualité linguistiqueNote de bas de page 3»

Dyane Adam, commissaire aux langues officielles
1999-2006


1991-1999

Le commissaire Victor Goldbloom : La dualité linguistique au cœur de l’unité nationale

photo de Victor Goldbloom

Originaire de Montréal, Victor C. Goldbloom est nommé quatrième commissaire aux langues officielles du Canada en 1991. Au cours de son mandat, le commissaire Goldbloom mène deux études d’envergure. La première, qui porte sur la disponibilité des services dans les deux langues officielles dans les bureaux désignés bilingues, confirme que beaucoup reste encore à faire en ce qui concerne le bilinguisme institutionnel au sein du gouvernement fédéral. La deuxième étude, qui s’intéresse à la mise en œuvre par le gouvernement de la partie VII de la Loi sur les langues officielles, suggère un certain nombre de pistes d’action pour relancer la mise en œuvre de l’article 41, comme d’assigner le rôle de coordonnateur de l’ensemble de la politique linguistique au Bureau du Conseil privé.

« Nous ne saurons préserver l’unité du pays en laissant de côté cette prémisse historique : il y a au Canada deux langues officiellesNote de bas de page 4»

Victor Goldbloom, commissaire aux langues officielles
1991-1999

Afin d’illustrer la composition de la société canadienne, le commissaire Goldbloom a fait concevoir un symbole de la dualité linguistique, connu aujourd’hui en tant que l’emblème du « tissu social canadien ».

 
Le tissu social canadien
image du tissu social canadien

Un tissu est fait de nombreux fils. Les Canadiennes et les Canadiens d’expression française ou anglaise et issus d’horizons culturels divers forment ensemble le tissu social que l’on appelle Canada. Le tissu doré au centre symbolise la rencontre de nos deux collectivités linguistiques et la richesse de leur dialogue.

Porter l’emblème du Commissariat aux langues officielles témoigne de notre engagement à promouvoir des relations harmonieuses entre les composantes francophone et anglophone du tissu social canadien.

 
 

1984-1991

Le commissaire D’Iberville Fortier : Un cadre plus solide

photo de D'Iberville Fortier

D’Iberville Fortier, originaire du Montréal, est nommé troisième commissaire aux langues officielles du Canada en 1984. Dans son premier rapport, le commissaire Fortier en appelle à une relance du programme des langues officielles fondée sur une révision en profondeur de la Loi sur les langues officielles de 1969. À la suite des demandes répétées du commissaire et des communautés francophones et anglophones de partout au Canada, le gouvernement dépose en 1987 un projet en vue d’une nouvelle loi sur les langues officielles, qui sera adoptée en 1988 sous la direction du premier ministre Brian Mulroney.

« […] notre passé, notre présent et notre avenir sont marqués au coin des langues, que cela nous plaise ou non. »

D’Iberville Fortier, commissaire aux langues officielles
1984-1991


1977-1984

Le commissaire Maxwell Yalden : La reconnaissance constitutionnelle de l’égalité du français et de l’anglais

photo de Maxwell Yalden

Maxwell Yalden, un natif de Toronto, assume ses fonctions en tant que deuxième commissaire aux langues officielles du Canada en 1977. Confronté aux tensions linguistiques qui ont marqué plusieurs années de son mandat, il aura contribué à atténuer les récriminations d’une bonne partie de la population à l’égard de la Loi sur les langues officielles. On lui doit également l’inauguration des bureaux régionaux de Moncton, Winnipeg, Montréal, Sudbury et Edmonton dans le but d’améliorer l’accès des Canadiens aux services du Commissariat aux langues officielles. Le commissaire Yalden termine son mandat en parlant de la nécessité de revoir la Loi sur les langues officielles de 1969 pour s’assurer, notamment, de sa conformité aux dispositions linguistiques de la Charte canadienne des droits et libertés.

« L’inscription des droits linguistiques dans une Constitution authentiquement canadienne a marqué un grand tournant […]. Nous jouissons désormais d’un ensemble de garanties constitutionnelles qui consacrent le caractère officiel du français et de l’anglais comme les langues du Canada […]Note de bas de page 5»


1970-1977

Le premier commissaire, Keith Spicer : Jeter les fondations

photo de Keith Spicer

Keith Spicer, un natif de Toronto parfaitement bilingue issu d’une famille unilingue anglophone, est nommé en avril 1970 à titre de premier commissaire aux langues officielles du Canada pour un mandat de sept ans. Au cours de la première année de son mandat, Spicer met en place le Commissariat aux langues officielles. Il considère le bilinguisme institutionnel comme un idéal de dignité humaine qui fait appel au respect mutuel des deux groupes linguistiques (francophones et anglophones). Une de ses tâches principales est d’expliquer la signification de la Loi sur les langues officielles, qui a reçu un appui plutôt tiède de la population. Parce que ce qui le motive le plus est de construire des passerelles avec les jeunes générations, il contribue donc à la création, en 1977, de l’association Canadian Parents for French.

« [Le Commissariat] cherche […] à considérer la justice dans le bilinguisme d’État comme un idéal de dignité humaine, comme un de ces ponts qu’il importe de jeter entre les Canadiens pour les amener à une compréhension mutuelle durableNote de bas de page 6»

Keith Spicer, commissaire aux langues officielles
1970-1971

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

André Laurendeau et A. Davidson Dunton (coprésidents), Rapport de la Commission royale d’enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme, « Livre I : Introduction générale – Les langues officielles », Ottawa, Imprimeur de la Reine, 1967, p. 147.

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Note de bas de page 2

Commissariat aux langues officielles, Rapport annuel 2014-2015, Ottawa, 2015, p. 9-10.

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Note de bas de page 3

Commissariat aux langues officielles, Rapport annuel 2002-2003, Ottawa, 2003, p. 9.

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Note de bas de page4

Commissariat aux langues officielles, Rapport annuel 1991, Ottawa, p. i.

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Note de bas de page 5

Maxwell Yalden, commissaire aux langues officielles Commissaire aux langues officielles, Rapport annuel 1982, Ottawa, 1983, p. 2.

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Note de bas de page 6

Commissariat aux langues officielles, Premier rapport annuel 1970-1971, Ottawa, 1971, p. 4.

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